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Informations sur l’Espagne

Présentation générale de l’économie espagnole

La politique économique menée depuis 1996, fondée sur la libéralisation, l’ouverture vers l’extérieur et la réduction des déficits, a donné de bons résultats. Une politique budgétaire et monétaire rigoureuse a permis de lutter contre le chômage élevé et l’inflation.

La structure de l’économie espagnole est celle d’un pays industrialisé : le secteur tertiaire suivi du secteur secondaire constituent à eux deux 96 % du PNB. L’agriculture est un secteur en déclin. Le potentiel de croissance est encore très élevé dans divers secteurs industriels (industrie automobile, télécommunication et environnement), étant donné que le niveau de consommation par habitant est relativement peu élevé par rapport aux autres pays européens.

a) Agriculture
L’agriculture occupe 7% de la population active et contribue pour 4% au PNB du pays.
Bien que se modernisant, l’agriculture espagnole reste globalement encore peu productive, et ne permet pas à l’Espagne d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Les terres cultivées représentent 41 % de la superficie du pays.

Le milieu naturel espagnol se caractérise par de nombreux handicaps : altitude (plus de 60 % >600 m), pentes, pauvreté des sols. La climatologie montre une grande diversité, depuis le régime quasi tropical du Sud-Est à celui de haute montagne des Pyrénées ou du système central. Globalement, il est marqué par une pluviométrie réduite. Dans ce contexte, l’intervention humaine a créé une mosaïque de paysages agricoles et introduit des cultures très diversifiées. Les principales cultures sont l’orge (4ème rang mondial), le blé, le maïs, la betterave à sucre, la pomme de terre, la vigne (3ème rang mondial pour la production de vin derrière la France et l’Italie), l’olivier (1er producteur mondial d’huile d’olive).
L’Espagne pratique la culture intensive sous serre d’une grande variété de primeurs (fruits et légumes) destinés à l’exportation. La récolte des oranges (5ème rang mondial pour la production, 1er rang pour l’exportation), lui procure des revenus non négligeables. La Catalogne, les régions de Murcie et Valence sont les plus productives dans ce domaine. Les cultures maraîchères sont largement destinées à l’exportation vers l’Union européenne, et sont concentrées le long du littoral méditerranéen, de Valence à Malaga, ainsi qu’à Huelva (fraises), sur l’Atlantique, à la frontière du Portugal.

Le cheptel se compose de bovins, d’ovins (la production ovine et caprine représentent aujourd’hui 25 % de la production communautaire) et de porcins (2ème rang des producteurs européens). La pêche est également très active.

b) Energieset Industries
Ce secteur occupe 29% de la population active et contribue pour 31% au PNB du pays.
L’Espagne figure parmi les pays les plus autosuffisants de l’UE en matière d’extraction non énergétique. Elle possède des exploitations minières (charbon, lignite, fer, uranium, mercure, zinc, wolfram, plomb, cuivre, saline, potasse) mais celles-ci ne survivent que grâce aux subventions publiques. De ce fait, l’Espagne reste importatrice de minerais. L’Espagne est le premier producteur de granite et le second de marbre.

L’industrie est diversifiée et concerne les secteurs suivants : textile (Catalogne),chaussures,agroalimentaire,sidérurgie(Pays Basque et aux Asturies), >métallurgie, chimie, construction automobile et navale. L’Espagne est le troisième producteur automobile en Europe (derrière l’Allemagne et la France) et le cinquième à l’échelle mondiale.

c) Services
Les services occupent 64% de la population active et contribuent pour 65% au PNB du pays.
Le secteur tertiaire se caractérise par un grand nombre de personnes employées dans l’administration publique et dans le tourisme. Ce dernier est le moteur économique des régions telles que les îles Baléares, Canaries, et le littoral méditerranéen. Les devises dérivées du tourisme contribuent à freiner le déficit de la balance commerciale. Le tourisme est le principal secteur économique espagnol.

En résumé:
– Commerce extérieur
Les principaux pays-fournisseurs de l’Espagne en 2011 sont la France (16,8 % de ses importations), l’Allemagne (15,5 %), et l’Italie (9 %).
Les principaux pays-clients de l’Espagne sont la France (19,5 % de ses exportations), l’Allemagne (12 %) et le Portugal (10 %).
Investissements directs en Espagne
Les principaux pays investisseurs en Espagne en 2011 sont le Portugal (21,35 % du total des flux d’IDE reçus par l’Espagne), les Etats-Unis(17,11 %), les Pays-Bas (14,48 %), le Luxembourg (9,72 %), la France (9,02 %) et leRoyaume-Uni(8,04 %).

Principaux Indicateurs économiques

2012 2013 2014(p)
Croissance PIB (%) -1,6 -1,2 1,2
Inflation (moyenne annuelle) 2,4 1,5  0,1
Solde budgétaire / PIB (%) -10,6  -7,1  -5,6
Solde courant / PIB (%) -1,1 0,7 0,8
Dette publique / PIB (%)  86,0  93,9 100,2
(p) Prévisions

POINTS FORTS

> Regain de compétitivité et renforcement des secteurs exportateurs
> Grands groupes à présence internationale
> Liens étroits avec l’Amérique latine
> Développement des énergies éolienne et solaire ; infrastructures de transport de qualité
> Important potentiel touristique
> Situation financière des entreprises (taux de marge, taux d’autofinancement) assainie, mais leur dette reste élevée

POINTS FAIBLES

> Secteur de construction sinistré
> Lourde dette privée
> Secteur bancaire fragilisé par la crise immobilière et la récession
> Détériorisation de la situation financière de l’Etat
> Taux de chômage très élevé, notamment des jeunes

Appréciation du risque

Accélération de la reprise tirée par les exportations

L’Espagne a émergé de la récession au second semestre 2013, grâce à une accélération des exportations, tirant profit des gains de compétitivité réalisés du fait de la réduction des coûts salariaux et du regain de la demande extérieure. Le solde de la balance courante est ainsi redevenu positif. Cette reprise a été confirmée au premier trimestre 2014 avec une croissance de 0,4%, plus haut niveau constaté depuis 2008. La progression du PIB s’accélérera au cours de l’année, toujours tirée par le dynamisme du commerce extérieur. La demande intérieure devrait retrouver progressivement un certain dynamisme et contribuer positivement à la croissance. Le chômage, certes toujours très élevé (26% de la population active), semble marquer le pas et la faiblesse de l’inflation devrait renforcer le pouvoir d’achat des ménages. La vigueur des exportations et le besoin de renouvellement du parc existant devraient se traduire par une remontée de l’investissement en équipements. Toutefois, l’activité restera freinée par la poursuite de l’ajustement budgétaire, des conditions de crédit toujours restrictives et le désendettement des ménages. Par ailleurs, l’investissement en logements demeurera déprimé malgré l’ajustement continu des prix de l’immobilier.

Les entreprises retrouvent progressivement compétitivité et confiance

Dans le contexte de contraction du marché intérieur, les entreprises espagnoles ont été contraintes de rechercher de nouveaux débouchés à l’international, capitalisant sur d’importants gains de productivité. Le secteur exportateur tire donc son épingle du jeu. Par ailleurs, le poids du lourd endettement des entreprises a commencé à s’alléger, leur dette passant de 119% à 98% du PIB entre 2010 et 2013. En outre, leur situation financière s’est assainie. Les indices de confiance des entrepreneurs, bien que toujours assez pessimistes, s’améliorent. Toutefois, la situation des entreprises tournées vers le marché intérieur reste précaire. En lien avec l’amélioration de la conjoncture, le nombre de faillites s’est réduit au premier trimestre 2014. Les secteurs les plus touchés restent la construction (25% des entreprises défaillantes) et les services (20%). Les PME (6,1% du tissu entrepreneurial) sont largement surreprésentées puisqu’elles concernent 36,7% des cas.

Un secteur bancaire assaini qui émerge lentement de la crise

Grâce à l’aide fournie par la zone euro pour la recapitalisation des banques, la situation du secteur bancaire s’est améliorée. Les banques fragiles ont été restructurées et leurs actifs immobiliers toxiques ont été transférés dans une structure de défaisance. Le nombre d’établissements bancaires est passé de 45 avant la crise à une douzaine actuellement. Le système bancaire est désormais mieux capitalisé, plus liquide et les pertes mieux provisionnées, alors que les tests de résistance des banques européennes se profilent à l’automne 2014. Cependant, les prêts non-performants continuent à augmenter (13,5% du total en janvier 2014). Les progrès sont néanmoins palpables et l’Eurogroupe a approuvé, en novembre 2013, la fin du plan d’assistance mis en place en juin 2012 pour stabiliser le secteur. Le pays n’aura tiré que 41 Mds € sur les 100 Mds mis à sa disposition. Deux des quatre banques nationalisées en 2012 ont été privatisées, et la privatisation progressive de Bankia a débuté en mars 2014.

Une dette publique en progression

L’ajustement budgétaire se poursuit en 2014, à un moindre rythme qu’en 2013. En dépit du retour de la croissance, les cibles budgétaires resteront difficiles à atteindre et la dette publique continuera à croître. Les finances publiques demeureront grevées par le coût du soutien bancaire et la situation financière précaire de certaines communautés autonomes. Les coûts d’emprunt se sont réduits sur le marché obligataire mais la viabilité de la dette devrait demeurer un sujet de préoccupation. Cependant, l’Etat espagnol n’a jamais perdu l’accès aux marchés et n’a donc pas été contraint de recourir à l’aide européenne pour stabiliser ses finances.

Un contexte politique difficile

En dépit d’une confortable majorité au Parlement, le gouvernement de Mariano Rajoy est fragilisé. Il doit faire face à la fois à un scandale de corruption présumée impliquant de nombreux responsables du Parti populaire et à la recrudescence des revendications indépendantistes. La classe politique en ressort décrédibilisée et le risque d’une sécession de la Catalogne n’est pas totalement à écarter, bien que Madrid juge illégale la tenue d’un référendum sur la question. En avril dernier, le parlement a rejeté, avec une écrasante majorité (299 voix contre 47), la demande de tenue d’un référendum sur l’indépendance catalane le 9 novembre.

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